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L'apprentissage est le meilleur moyen de se stimuler cognitivement, et il faut apprendre tout au long de la vie pour être adapté au monde de demain mais aussi pour espérer conserver un cerveau sain le plus longtemps possible. De l'autre côté, de nombreux subtests de Qi à la portée intéressante ont été inventés par des psychologues. J'ai donc lié l'apprentissage académique et ces subtests pour inventer des exercices qui poursuivent plusieurs objectifs : amélioration des résultats académiques et stimulation cognitive. Si vous souhaitez stimuler la mémoire de travail, gagner en confiance, retrouver de la motivation, développer la concentration, freiner le déclin cognitif, performer en calcul mental, vous redynamiser dans l'exercice de votre profession alors que la fatigue intellectuelle vous guette, alors ces exercices sont peut-être pour vous.

Objectifs :
- stimuler la mémoire de travail
- stimuler le calcul mental et favoriser la réussite en mathématiques
- stimuler l’inhibition et la concentration
- diminuer la fatigue intellectuelle due à la routine
- freiner le déclin cognitif

Public :
- enfants
- adolescents
- adultes de tous âges

Nombre de personnes requis :
- 1 ou 2

Lieux : n’importe où

Matériel : Cartes à jouer allant de 1 à 9 (on supprime le valet, la dame, le roi, le joker, le 10) et cartes à fabriquer qui incluent les signes + et -, voire d’autres signes pour les variantes

Temps : 10 à 15 minutes, 1 à 3 fois par jour

Source d’inspiration : subtests de Qi

Préambule

Les exercices suivants sont issus de mes travaux sur la stimulation de la mémoire de travail en relation avec les apprentissages académiques. De 2003 à 2008, j’ai fait le lien entre les disciplines scolaires et universitaires et les subtests de Qi. J’ai donc développé une soixantaine de modèles d’exercices. La combinaison de ces modèles d’exercices permet d’en créer bien d’autres. Ainsi, les 7 exercices présentés ci-dessous sont une combinaison de 3 modèles d’exercices.

Ces modèles d’exercices peuvent s’appliquer à l’apprentissage de n’importe quelle matière, n’importe quelle activité professionnelle et favorisent la réussite. Cette réussite n’est pas automatique, il n’y a aucune promesse, aucune certitude : cela dépend des individus. Mais ces exercices sont très sérieux.

D’autres programmes de développement cognitif ou de remédiation cognitive comme le Programme d’Enrichissement Instrumental de Reuven Feuerstein, la Gestion Mentale d’Antoine de la Garanderie, CORT d’Edward de Bono ou plus récemment Cogmed de Torkel Klingberg ont été testés sans donner de résultat probant au niveau des apprentissages, à l’exception peut-être de Cort.

C’est normal. On ne peut pas s’attendre à ce que des programmes qui ont pour objet de stimuler cognitivement remplacent l’apprentissage des constructions culturelles que sont les mathématiques, les langues, la physique (etc.). Donc, si un élève délaisse les mathématiques au profit de Cogmed, il est normal que ses résultats en mathématiques diminuent. De la même manière si un élève apprend les mathématiques, il ne brillera pas au programme Cogmed. Ou encore, si un apprenant brille en dissertation française, il n’aura pas forcément de bons résultats à l’essay américain, et si on joue bien aux dames, on ne deviendra pas pour autant un champion aux échecs. Il n’y a pas de transfert, ou très peu ; tout s’apprend.

Par conséquent, tous les programmes susmentionnés sont bons et utiles et leur portée n’est peut-être tout simplement pas mesurable par des tests. Quant aux tests et autres évaluations, ils ne mesurent pas toujours correctement ce qu’ils sont censés tester. Ainsi ai-je suivi une partie de ma scolarité en Belgique flamande sans avoir jamais obtenu les meilleurs résultats en français et pourtant je maîtrisais mieux le français que mes camarades belges. Une évaluation (un test) mesure la performance à l’instant T et au premier chef la performance à réussir le test. Et cela est vrai pour tous les types d’évaluation, y compris lors du processus d’embauche. Existe-t-il une évaluation objective et non biaisée ? Je n’en suis pas sûr.

En revanche, le bénéfice tiré de la maîtrise des mécanismes de la pensée (mémorisation, réflexion, compréhension…) est transférable à toutes les activités scolaires et professionnelles. Cela a été partiellement mesuré avec l’évaluation scientifique des Critical Thinking Skills. Autrement dit, on peut apprendre à penser en plus d’apprendre les constructions culturelles.

La stimulation cognitive, pour quoi faire ?

A mesure que l’on vieillit, on a en général de moins en moins envie d’apprendre, on se fatigue de plus en plus, on oublie ce que l’on avait appris et qu’on n’utilise plus au quotidien. Combien de parents quadragénaires réapprennent par exemple le calcul mental ou la distinction entre les différents modes verbaux en même temps que leurs enfants ?

Avec l’expérience, on met en place des routines, y compris lorsqu’on exerce une profession intellectuelle de haut niveau, et ces routines nous confortent dans l’exercice de nos activités quotidiennes, parce qu’elles assurent notre performance. Et cette performance issue de la mise en place de routines constituera autant de barrières à la mise en place de nouvelles routines, plus appropriées à l’environnement qui se modifie au quotidien. Pourquoi modifier les habitudes ?

Avec l’âge, les relations sociales se font moins nombreuses, il y a moins d’interactions humaines. A quoi bon interagir avec autrui quand on sait désormais comment un être humain fonctionne ?

L’ordinateur mais surtout le téléphone portable assurent une mémoire externe qui nous dispense de mémoriser les constructions culturelles au profit de savoir où trouver l’information. Si bien que nous perdons notre capacité à mémoriser et à accéder à la connaissance au profit d’être informé. A quoi bon mémoriser ce que l’on sait retrouver ?

La stimulation cognitive pour quoi faire ? Tout simplement pour briser la routine, pour gagner en flexibilité et viser une performance plus importante, pour contrer les effets négatifs de nos habitudes (l’emploi du téléphone portable par exemple), et pour conserver un cerveau en bonne santé. On sait par exemple que l’apprentissage des langues étrangères peut retarder de 5 ans le déclin cognitif, et le calcul mental aurait un effet similaire.

L’apprentissage est le moteur essentiel de la stimulation cognitive, et les méthodes et processus d’apprentissage peuvent être considérablement améliorés grâce à la neuropédagogie.

Le fait d’apprendre en permanence, c’est à dire de se confronter à la nouveauté, est un gage de créativité, d’adaptation et assure la flexibilité mentale en plus d’acquérir des constructions culturelles. C’est aussi un moteur de performance, de productivité.

Que faut-il apprendre ? Tout. Tout est lié, rien n’est isolé et l’apprentissage de l’italien peut vraisemblablement avoir un impact positif sur l’exercice de la comptabilité ; le degré de cet impact dépendant de l’individu, des réflexions qu’il porte sur ce qu’il a appris, des liens qu’il effectue.

 

Présentation des exercices gratuits de stimulation cognitive – public et effets attendus

Tout ce qui suit n’est pas de la théorie. Les effets ont été expérimentalement constatés (carnet de notes par exemple) ou déclarés lors d’un entretien accompagné de l’emploi de l’échelle de Likert. Les effets et leur amplitude dépendent bien entendu des individus, il se peut que ces exercices ne produisent rien du tout sur certains.

Pour tous – apprentissage du calcul mental et gain de performance en calcul

Le calcul mental est indispensable aux mathématiciens. Tous les mathématiciens maîtrisent le calcul mental. On devrait en faire régulièrement, y compris au lycée, y compris à l’Université, y compris tout au long de la vie. L’emploi effréné de la calculatrice appauvrit la capacité de calcul, or toute chose n’a de sens que si elle vit dans l’univers mental, pas dans une mémoire externe ni dans une capacité externe de computation. La calculatrice ne donne pas le sens du calcul, elle ne donne pas le sens des mathématiques. Des études menées par des professeurs de mathématiques ont montré que deux activités ont une portée générale sur les résultats en mathématiques : le calcul mental et l’histoire des mathématiques.

D’autre part, l’automatisation du calcul mental libère des ressources cognitives pour le raisonnement.

Pour savoir bien calculer, je ne peux que vous conseiller les mathématiques védiques, et lire les ouvrages de Shakuntala Devi.

Quand on exerce une profession non liée aux mathématiques – stimuler l’inhibition et la concentration, combattre la fatigue intellectuelle

Quand on exerce une profession où l’on calcule beaucoup mentalement, les exercices suivants n’auront aucune influence sur la capacité à inhiber (à faire abstraction) les stimuli de notre environnement, donc à être concentré, puisque calculer mentalement est une routine pour ces personnes.

En revanche, si on n’est pas un expert en calcul mental, alors il y a des chances que ces exercices aident à se concentrer immédiatement après leur pratique, et pour une durée qui dépend de facteurs individuels. Mais il ne faut pas s’attendre à une amélioration définitive de la concentration à long terme, je n’ai pas eu les moyens d’évaluer cela. Ces exercices peuvent même aider à combattre la fatigue intellectuelle. En effet, la fatigue intellectuelle peut être d’origines diverses, dont les activités routinières. Briser la routine peut rebooster. Si on ne peut pas se reposer, pratiquer des séances de 15 minutes d’exercice peut avoir un effet positif sur l’activité professionnelle, et certaines personnes ont déclaré que 10 minutes suffisaient.

Un menuisier a même déclaré que dans l’exercice de sa profession, ce sont les personnes expérimentées qui sont les plus sujettes aux accidents de travail, or ces exercices l’avaient aidé à être plus vigilant.

Pour les +40 ans - Freiner le déclin cognitif

Des études scientifiques sérieuses ont prouvé que la pratique régulière du calcul mental freinait le déclin cognitif. Mes exercices le rendent peut-être plus amusant.

Pour tous – améliorer la capacité d’imagerie mentale visuelle

Les images mentales sont fondamentales pour les apprentissages et les activités professionnelles. En s’entraînant à voir s’écrire des chiffres et des signes opératoires sur son écran mental, les sujets ont déclaré en général une amélioration de la capacité d’imagerie pour les chiffres et les signes.

Pour tous – quelques effets inattendus
Si les effets précédents étaient attendus, puisque j’avais passé énormément de temps à lire la littérature scientifique sur la cognition, d’autres effets inattendus se sont manifestés chez de nombreux sujets.

Par exemple, une joie (sans doute provoquée par un boost de dopamine), une plus grande motivation, des projets, de la prise de risque, etc.

J'ai testé ces exercices une fois en classe, lors d'un stage de neuropédagogie à Notre Dame La Riche, afin de faire une pause. Adolescents et parents ont adoré, et ils étaient plus concentrés, plus réceptifs pour la suite des cours.

 

Exercice à réaliser en solo (ou mieux : en duo) – durée 15 minutes, 3 fois par jour pendant 6 semaines. 

1. Pendant les 2 premières semaines

5 minutes – exercice 1

Munissez-vous d’un jeu de cartes, mais ne conservez que les chiffres 1 à 9. Le tirage des cartes sera considéré comme le 1er stimulus (S1). Naturellement, vous devez mélanger les cartes. Je vous conseille néanmoins de fabriquer vous même un jeu de cartes avec du papier cartonné, et de ne faire apparaître que le chiffre au milieu de la carte. Les autres signes (trèfle, coeur, carreau, pique) peuvent perturber le cerveau.

Fabriquez avec du papier cartonné 5 cartes avec le signe + et 5 cartes avec le signe -. Ce sera considéré comme le second stimulus (S2). Naturellement, vous devez mélanger les cartes.

Tirez 2 cartes S1, une par une, à raison d’une carte par seconde, dans l’objectif de les mémoriser. Formez une image mentale visuelle correspondant à ces cartes. Vous devez donc voir les cartes s’écrire dans votre tête, et il vaut mieux voir les chiffres l’un sous l’autre (verticalement) que l’un à côté de l’autre (horizontalement) sur votre écran mental. A chaque fois que vous avez tiré une carte, vous devez la placer face cachée une fois que vous l’avez vue. Vous n’avez pas le droit de la revoir.

Dès que les cartes S1 ont été tirées, tirez 1 carte S2, et placez-la face cachée sur la table, une fois que vous l’avez vue une seule fois. Vous n’avez pas le droit de la revoir. Bien entendu, vous devez former une image mentale visuelle correspondant à ces cartes.

Dès que toutes les cartes S1 et S2 ont été posées face cachée, vous donnez le résultat du calcul.

Exemple : si en S1, vous avez tiré 2, 9 et en S2 vous avez tiré +, vous devez donner le résultat de 2 + 9, soit 11. Vérifiez que le résultat est bon en retournant les cartes, face visible.

Recommencez 4 fois cet exercice.

Si vous avez réussi 2 tentatives sur 4, vous pouvez passer au niveau supérieur, sinon vous recommencez l’exercice jusqu’à le réussir 2 fois sur 4.

Au niveau supérieur, vous augmentez la difficulté en tirant 3 cartes S1 et 2 cartes S2. Vous faites cet exercice 4 fois. Si vous avez réussi 2 tentatives sur 4, vous pouvez passer au niveau supérieur. Si vous avez échoué (c’est normal), passez au niveau inférieur et recommencez 4 tirages au niveau inférieur.

Exemple : si en S1, vous avez tiré 2,9,6 et en S2, vous avez tiré + et -, vous faites 2+9-6 et donnez le résultat.

Au niveau supérieur, vous augmentez la difficulté en tirant 4 cartes S1 et 3 cartes S2. ; vous rigolerez déjà moins. Vous faites cet exercice 4 fois. Si vous avez réussi 2 fois sur 4, vous passez au niveau supérieur. Si vous avez échoué (c’est normal), vous passez au niveau inférieur et recommencez 4 tirages au niveau inférieur.

Exemple : si en S1, vous avez tiré 2,9,6,4 et en S2 vous avez tiré - + + vous faites 2-9+6+4 et donnez le résultat.

Pour chaque niveau supérieur, vous incrémentez S1 d’1 et S2 d’1 et vous faites 4 tirages par niveau. Si vous réussissez 2 fois sur 4, vous passez au niveau supérieur, sinon vous passez au niveau inférieur.

Si au fur et à mesure de la pratique de cet exercice et des exercices suivants, vous générez facilement des images mentales visuelles, et si vous êtes à l’aise avec le calcul mental, vous pouvez aller plus vite et commencer à un niveau supérieur (par exemple, commencer avec 4 cartes S1 et 3 cartes S2).

5 minutes – exercice 2

Tirez 2 cartes S1, une par une, à raison d’une carte par seconde, dans l’objectif de les mémoriser. Formez une image mentale visuelle correspondant à ces cartes. Vous devez donc voir les cartes s’écrire dans votre tête, et il vaut mieux voir les chiffres l’un sous l’autre (verticalement) que l’un à côté de l’autre (horizontalement) sur votre écran mental. A chaque fois que vous avez tiré une carte, vous devez la placer face cachée une fois que vous l’avez vue. Vous n’avez pas le droit de la revoir.

Dès que les cartes S1 ont été tirées, tirez 1 carte S2, et placez-la face cachée sur la table, une fois que vous l’avez vue une seule fois. Vous n’avez pas le droit de la revoir.

Dès que toutes les cartes S1 et S2 ont été posées face cachée, vous classez le tirage S1 par ordre croissant, et vous appliquez les signes de l’opération.

Exemple : si en S1, vous avez tiré 9, 2 et en S2 vous avez tiré +, vous devez d’abord classer mentalement par ordre croissant (donc 2 9) et effectuer l’opération, ce qui donne 2 + 9 = 11.

Puis vous passez au niveau supérieur et revenez au niveau inférieur comme expliqué plus haut.

5 minutes – exercice 3

Tirez 2 cartes S1, une par une, à raison d’une carte par seconde, dans l’objectif de les mémoriser. Formez une image mentale visuelle correspondant à ces cartes. Vous devez donc voir les cartes s’écrire dans votre tête, et il vaut mieux voir les chiffres l’un sous l’autre (verticalement) que l’un à côté de l’autre (horizontalement) sur votre écran mental. A chaque fois que vous avez tiré une carte, vous devez la placer face cachée une fois que vous l’avez vue. Vous n’avez pas le droit de la revoir.

Dès que les cartes S1 ont été tirées, tirez 1 carte S2, et placez-la face cachée sur la table, une fois que vous l’avez vue une seule fois. Vous n’avez pas le droit de la revoir.

Dès que toutes les cartes S1 et S2 ont été posées face cachée, vous appliquez l’inverse du signe de l’opération.

Exemple : si en S1, vous avez tiré 2, 9 et en S2 vous avez tiré +, vous devez n’allez pas calculer 2+9 mais 2-9.

Puis vous passez au niveau supérieur et revenez au niveau inférieur comme expliqué plus haut.

Important : vous devez enchaîner ces exercices 1, 2 et 3. C'est donc 15 minutes d'exercices, 3 fois par jour qu'il faut faire.

 

2. Pendant les semaines 3 et 4

5 minutes

Vous commencez par l’exercice 1, à votre niveau le plus élevé, c’est à dire celui où vous avez connu un succès de 2 tirages sur 4. Par exemple si vous avez fini la semaine 2 avec 2 tirages réussis S1 de 5 cartes et 4 tirages S2 de 4 signes (+ ou -), vous commencez l’exercice 1 à ce stade, pas au stade de 2 cartes S1 et 1 carte S2.

Tant que vous avez réussi 1 fois sur 4, vous passez au niveau supérieur. Dès que vous avez atteint votre limite, vous passez à l’exercice 2. Autrement dit, vous ne revenez jamais au niveau inférieur. Puis vous passez à l’exercice 3 sur le même principe.

5 minutes – exercice 4

Fabriquez avec du papier cartonné 5 cartes avec le signe de la multiplication * et 5 cartes avec le signe de la division /, que vous ajouterez au tas S2 qui comprendra désormais 20 cartes.

Faites l’exercice sur le modèle de l’exercice 1. Attention à la priorité des signes opératoires.

Si votre tirage S1 a donné 2,9,4 et votre tirage S2 a donné -,* le résultat n’est pas -28 mais -34 parce qu’il faut d’abord calculer 9*4 (soit 36), puis on fait 2-36 (soit -34). On ne fait donc pas 2 – 9 = -7 et -7*4 = -28

Le principe de montée et de descente de niveau est le même que pour l’exercice 1.

Si vous rencontrez le signe de la division, vous arrondissez et ne donnez pas le reste. Si la division est trop dure, vous enlevez le signe et lorsque vous rencontrez le signe de la multiplication, vous lui substituerez le signe de l’addition.

5 minutes – exercice 5

Vous faites cet exercice sur le modèle de l’exercice 2, mais en intégrant la multiplication.

 

3. Pendant les semaines 5 et 6

Là, vous devez commencer à être à l’aise, mais la torture n’est pas finie.

5 minutes

Vous faites l’exercice 4, mais vous commencez à votre niveau le plus élevé, c’est à dire celui où vous avez connu un succès de 2 tirages sur 4.

5 minutes – exercice 6

Vous tirez 4 cartes S1 mais vous inhibez (vous ne la prenez pas en compte) 1 carte sur 2. Vous tirez aussi 1 carte S2.

Exemple. Dans le tas S1, vous avez tiré 2,9,6,7 et dans le tas S2, vous avez tiré -. Vous allez faire 2-6.

Le reste de l’exercice se passe comme pour l’exercice 1.

Donc, si vous avez réussi 2 fois sur 4, vous tirez 5 cartes S1 et 2 cartes S2. Si votre tirage S1 a donné 7,5,9,3,4 et votre tirage S2 a donné * et -, vous faites 7*9-4 soit 59

5 minutes – exercice 7

Même principe que pour l’exercice 6, sauf qu’une fois le calcul effectué, vous devez dire quelles sont les cartes que vous avez éliminées, et ce, dans l’ordre.

Exemple. Dans le tas S1, vous avez tiré 9,5,6,4,3,5 et dans le tas S2, vous avez tiré – + . Vous devez faire 9-6+3, vous donnez le résultat (soit 6) puis vous dites que vous avez éliminé le 5 le 4 et le 5.

 

Et les semaines suivantes ?
Rien ne vous empêche de continuer, et au contraire, je vous invite à le faire. Vous pouvez cependant passer à 2 séances de 15 minutes par jour, et intégrer les nombres à 2 chiffres.

Et si vous êtes déjà fort en calcul mental ?
Dans ce cas, vous pouvez intégrer des fonctions, des valeurs absolues, des exposants et bien d’autres choses. Le principal étant de suivre le protocole et le modèle d’exercice.

Et si vous êtes deux ?

A deux, c’est encore mieux. On est toujours plus motivé à produire des efforts, l’apprentissage est avant tout un phénomène social. Au bout de quelques semaines, si vous êtes à l’aise, l’un des deux peut perturber l’autre en lui énonçant des chiffres.

Exemple : la personne 1 tire les cartes du tas S1 et S2. La personne 2 effectue le calcul. En même temps que la personne 2 effectue le calcul, la personne 1 la perturbe en énonçant oralement des chiffres, pendant 5 secondes environ. Puis la personne 1 donne son résultat. Et les deux personnes inversent ensuite les rôles.

Pour terminer

Ces exercices sont un petit extrait de ma palette. Je vous invite à les tester, cela m’étonnerait que vous perdiez votre temps, et vous pouvez laisser les commentaires sur les effets que vous avez constatés au bout du programme pour éclairer les lecteurs.

Je publierai peut-être d’autres exercices, je ne sais pas, cela prend pas mal de temps.

© Pascal Roulois. Mon travail sur ce site ayant été repris dans une formation de formateurs et dans une conférence sans me citer, je précise que les règles d'usage en matière de droit d'auteur s'appliquent aussi à l'espace numérique et même si celui-ci n'est pas Wiley, Pearson ou les PUF, on ne peut s'approprier le travail d'autrui. Par conséquent, il est interdit de publier cet article (ou de le traduire) sur un autre support, sans le consentement de son auteur; en revanche un lien vers l'article est le bienvenu; la lecture sera toujours gratuite. Mes écrits poursuivent un double objectif: aider le maximum de personnes afin de donner un sens à la vie, et générer des contrats et contacts professionnels afin de financer mon assiette et mes travaux. Merci de respecter un travail chronophage.

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